Critique : Uncharted, le film

En dehors de l’univers existant et du public qui y adhère, ce n’est pas toujours un exercice facile d’adapter un jeu vidéo en film. D’autant plus lorsqu’un s’agit d’un must have qui a su faire des millions de fans, comme la saga Uncharted. Pourtant, c’est le défi relevé par Sony Interactive et son réalisateur Ruben Fleischer, déjà coupable du film Venom (sic !), mais surtout de la série des Zombieland… et du futur film Jak & Daxter (prévu pour 2023). Association heureuse ou malheureuse… on va vous en dire plus (sans spoil… on va essayer).

Le postulat de départ : on prend une saga vidéoludique adulée, on y ajoute un casting plutôt badass (Tom Holland pour plaire aux jeunes, Mark Wahlberg pour… disons plutôt connu des ‘darons’ comme moi), on y ajoute de l’action, des SFX, une pincée d’easter eggs et voici Uncharted, le film. Je m’avance peut-être en disant que lorsqu’on va voir ce genre de film, on s’attend avant tout à du divertissement, guère plus… on y va entre potes, on se prend un gros seau de pop-corn et on passe un bon moment, ni plus ni moins.

Pourtant – de façon totalement honnête – j’étais pour ma part partie avec quelques aprioris. En effet, ce n’est pas les mauvaises adaptations de JV qui manquent : Tomb Raider (choisis ta team : Angelina Jolie ou Alicia Vikander ?), Warcraft, Hitman, Doom, Street Fighter et oserais-je dire Super Mario Bros ! Des exemples de ‘portages’ malheureux, on peut en citer à la pelle. Pourtant, j’ose dire que cet Uncharted détonne.

D’abord par son approche : on n’essaie pas de nous refaire les jeux. On se base sur un univers existant, riche, foisonnant même, mais on s’en affranchit aussi. Certains gamers risquent de tiquer sur les libertés prises par rapport aux scénarios des jeux, mais ce n’est clairement pas le propos : les personnages principaux sont là, l’univers aussi, quelques moments clés, mais ceux qui cherchent la cohérence à tout prix risquent de passer leur séance à pester et ça serait dommage. 

Ensuite, les choix de casting. Si Tom Holland semblait un choix un peu risqué pour incarner Nathan Drake, du fait de sa bouille juvénile (alors que Nate…), son capital sympathie déjà acquis lors des films Spider-Man est toujours là et ça fait plaisir à voir… on croirait même (à vérifier) qu’il s’amuse beaucoup dans les bottes de notre explorateur chasseur de trésors. Quant à Mark Wahlberg, pour ma part je l’ai trouvé plutôt convaincant en Sully, avec son petit air de ‘filou’ avec des kilomètres au compteur. Ça reste par contre un peu anecdotique pour Antonio Banderas et Tati Gabrielle, qui pour moi sont assez interchangeables avec d’autres acteurs du même acabit, même s’ils font le job il faut bien l’avouer.

Uncharted, une belle adaptation cinématographique

Pour l’oeil de lynx que je suis, les SFX m’ont parfois paru un peu trop proches d’un jeu vidéo, pour les scènes d’action des acteurs du moins. Et c’est sans compter les doublures cascades (en particulier celle de Mark Wahlberg) un peu trop visibles à mon goût. Mais comme je vous l’ai dit, j’ai vraiment un oeil de lynx pour ça. D’ailleurs en parlant d’oeil de lynx, les gamers prendront sûrement plaisir à scruter les différents easter eggs disséminés tout le long, comme un autocollant Naughty Dog ou l’apparition d’un certain doubleur (c’est pas du spoil, ça a été révélé… nan mais !)… vous verrez.

En dehors de ces aspects plutôt techniques, ce film Uncharted se laisse regarder. Lorsque je suis parvenue à mettre la gameuse en moi en veille (“Mais ça se passe pas comme ça dans le jeu !!!!”), j’ai pris plaisir à suivre ce duo improbable Nathan-Sully, leurs ‘échanges’ de point de vue, leur relation qui se crée, leurs réussites et leurs échecs surtout. Tout ça pour dire qu’Uncharted est, malgré quelques écueils, le spectacle qu’on attendait : celui d’un univers vidéoludique accrocheur adapté sur grand écran. Un divertissement qui s’enorgueillit de son illustre matrice avec respect, dans un roadtrip d’un peu moins de 2 heures, fait de poursuites, de cascades, de moments sentimentaux aussi et de trésors fabuleux ! Certes pas le nouvel Indiana Jones, juste l’histoire d’un orphelin biberonné à l’Histoire, en quête de quelque chose de plus précieux que l’or…

Marilys – Kasilla

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