
Nous y voilà, la suite tant attendu de la saga Assassin’s Creed ! Nous avons donc le plaisir de retrouver Ezio et il affronte cette fois-ci la puissante famille Borgia !
Graphismes :
On évolue cette fois à Rome et on peut dire que l’équipe d’Ubisoft a encore abattu un boulot considérable en recréant entièrement la ville et ses monuments les plus connus. Je ne vous cache pas que le moteur graphique a pris un petit coup de vieux et donne l’impression de rejouer à Assassin’s Creed 2. Malgré ça, le plaisir de jouer est bien là! La carte est extrêmement vaste et il n’y a pas de temps de chargement lorsque vous vous baladez, à l’exception des arbres et végétations qui apparaissent souvent comme par magie au fur et à mesure.

Bande son :
Ce n’est pas le point fort du jeu, puisque les musiques d’ambiance sont passe-partout, les commentaires des passants ridicules et récurrents. Les musiques qui symbolisent une « action », comme la synchronisation d’un point d’observation, sont également redondantes. La synchro lèvre/voix fr n’est pas du tout faite lors des cinématiques.

Jouabilité :
Grimper, courir, sauter, agripper, combattre, contre-attaquer, attaquer à l’arbalète, à l’épée, à la dague, au couteaux de lancée, au pistolet, avec les lames secrètes, etc… La liste est longue, et c’est ce qui fait à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse de ce Assassin’s Creed Brotherhood. Quand il y a beaucoup de possibilités au niveau du gameplay, il y a toujours une étape de tutorial dans chaque jeu. ACB n’y échappe pas, mais je trouve que les 2 premières heures de jeu sont vraiment un tutorial déguisé et cela vient plomber le rythme en début de partie. Je vous rassure tout de suite, la suite est plus haletante, mais il faudra uniquement 10 bonnes heures pour venir à bout du scénario principal. Heureusement les quêtes annexes permettent facilement de doubler, voir tripler le temps de jeu : former votre guilde d’assassins, entrainer vos assassins en les envoyant faire des missions, aider Leonardo à détruire ses machines de guerre, résoudre les énigmes du patient n°16, ramasser les 101 drapeaux, les 10 plumes, acheter toutes les armes et peintures, rénover Rome en achetant les monuments, les forges, les couturiers, marchands d’art, banques, rénover les aqueducs, débloquer l’armure de Romulus, ramasser tous les trésors et finir les quêtes marchandes.
Vous l’aurez compris, ce Assassin’s Creed est vaste! Vous aurez donc le choix pour vous déplacer, entre courir, monter à cheval, nager ou utiliser une gondole, vous téléporter utiliser des tunnels sous-terrains pour traverser la ville. L’utilisation du cheval dans la ville était sensée être une grosse nouveauté, mais je ne l’ai quasiment pas utilisée. Le cheval parait lourd et maladroit à diriger et n’avance pas très vite, on est loin de Red Dead Redemption sur ce point !
Et le mode multijoueurs ?
Il est plutôt difficile au début, car vous débutez sans atouts dans votre manche, pas de déguisement, ni de bombes fumigènes, ni de pistolet, etc… Difficile, mais pas impossible et surtout vraiment amusant de jouer au chat et à la souris. Plus vous êtes discret lors de vos assassinats et plus vous marquez des points ! Votre personnage s’améliore donc au fur et à mesure et débloque donc des spécialités, qui permettent d’apporter une dimension tactique. C’est vraiment sympa de traquer sa proie, en revanche je trouve que c’est quasiment impossible de se défendre. Des fois, je vois l’assassin arriver à toute allure en zigzaguant dans tous les sens, je m’apprête donc à appuyer sur rond pour l’humilier, mais non impossible, il m’assassine tranquillement… C’est un peu blasant, surtout quand on a pas de fumigènes pour l’arrêter. Il est également regrettable d’attendre en moyenne 15 min entre chaque partie… Je ne pensais pas que c’était si difficile de réunir 6 à 8 joueurs en même temps à 21h… Et la mise à jour d’hier n’a rien changé à tout ça, soit les serveurs d’Ubisoft ne sont pas assez costauds, soit le multijoueurs est vraiment déserté ??? Le mode multijoueur n’est donc pas un jeu à lui tout seul et souffre encore de plusieurs défauts majeurs.
Les trophées ne présentent aucune difficulté particulière, à part les trophées multijoueurs qui requièrent à mon avis du temps (atteindre le niveau 50) et de la chance ! Je comptais faire la platine, mais quand je vois le temps qu’il faut attendre rien que pour accéder à une partie, je vais passer mon tour… En dehors du multi, j’ai d’ailleurs eu un bug avec la séquence 7, puisque le trophée ne m’a pas été attribué à la fin de celle-ci, et même en la recommençant en passant pas la séquence ADN…

En résumé :
Ubisoft nous livre donc un jeu très vaste et très riche en contenu, mais dont le scénario souffre du syndrome de Lost (les fans de la série comprendront). En gros, on avance mais on apprend rien, et je ne vous parle même pas de la fin WTF??$!#!! Le moteur graphique est identique à celui d’AC2, les missions à effectuer sont similaires, la frontière entre le gros DLC et un jeu à part entière est très très mince! Heureusement que la gestion de la guilde des Assassin’s et le mode multijoueurs apportent un plus indéniable au jeu !
EDIT : Les problèmes que je rencontrais au début pour trouver une partie en multijoueurs ont maintenant disparu et je me suis vraiment pris au jeu dans le mode multi. A partir d’un certain niveau, la stratégie et les ruses deviennent vraiment intéressantes et addictives. De plus Ubisoft nous offre un premier DLC en cette fin d’année, et j’apprécie vraiment ce genre de gestes, c’est pourquoi j’ai décidé de relever la note malgré les lacunes scénaristiques du jeu.
Ma note : 14,5 16/20
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