novembre

05

Critique : Drive

Par Voltxs

Suite à des conseils vraiment positifs de quelques amis, je me suis rendu dans les salles obscures pour aller voir Drive de Nicolas Winding Refn. Avec 1 prix et 6 nominations, je partais plutôt confiant !!

Synopsis maison : Dans ce thriller, vous découvrez la vie d’un jeune homme solitaire, garagiste, cascadeur et chauffer pour malfrat sur son temps perdu. Tout allait bien, jusqu’au jour il a accepté le contrat qu’il ne fallait pas à cause d’une histoire de cœur. Il décide alors de tuer ses ennemis un par un pour mettre la femme et l’enfant qui l’aime en sécurité.

Mon avis :

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, puisque je crois que c’est le film le plus ennuyeux que j’ai du voir au cinéma. J’aimerais donc corrigé 2-3 choses sur ce que vous avez pu lire sur Drive.

L’histoire d’amour ? Vous pouvez passer votre chemin, pour moi la sauce n’a pas du tout prise. C’est pas parce que l’on met 5 minutes de film où le gars passe du temps avec la fille et son petit, et sur laquelle vous rajoutez 2 chansons mises bout à bout, que ça fait naître quelques choses.

Les dialogues ? Ils tiennent sur une page A4 recto verso pour tous les personnages…

L’action, les voitures et les techniques de conduite ? Contentez vous de regarder la bande annonce, vous aurez tout vu. Il est
cascadeur, mais la seule cascade que l’on voit dure 3 secondes et n’apporte strictement rien au film. Il y a une scène où il conduit des malfrats, qui est plutôt mal filmé, et qui n’est absolument pas spectaculaire.

Le gore ? Il y a du plantage de couteau, et des litres de sang qui coulent !

Le rythme ? Peu d’action, peu de dialogue, le film est vraiment plein de longueuuuuurs.

Les faux raccords ? Plan large, j’ai mes gants, plan proche, je n’ai plus mes gants. Plan cuisine, mon verre est quasi vide, plan salon le verre est de nouveau plein. Téléportation d’un rayon à l’autre dans le supermarché… et j’ai vu que ceux là à la première vue. Il doit y en avoir d’autres, Michel et Michel vont se faire plaisir.

La bande son ? Vu que les dialogues sont pauvres, il faut bien se rabattre sur quelque chose, et j’avoue que l’OST est pas mal, surtout celle là.

En résumé :

C’est vraiment l’incompréhension que je retiens de ce film, entre ce que l’on m’a dit et ce que j’ai vu. J’en viens presque à me demander si j’ai bien vu le même film que mes amis ? Suis-je passé à côté de quelque chose ??? Je trouve au final que le titre et la bande annonce induisent totalement en erreur sur la teneur du film, on pourrait même presque dire que le contenu est mensonger. Bref, je suis vraiment déçu, et je ne vous le conseille vraiment pas tellement je me suis ennuyé.

7 réponses à “Critique : Drive”

  1. Pierrebv dit :

    Interessant. Les silences, il y en avait énormément dans les vieux films. Aller, disons les années 80. Au hasard, Terminator : combien de scènes sans paroles ? J’ai jamais compris comment les gars faisaient pour se battre sans avoir envie de se lancer des invectives.
    Là c’est pareil. En particulier dans les loges du club : les filles ne bougent pas. C’est esthétisant, c’est volontaire, c’est artistique.

    Et l’histoire d’amour, là les silences sont éloquents : pour moi les choses ne se passent pas dans les scènes “avec les fille et son petit” sur “2 chansons mises bout à bout” mais dans les plans ou il n’y a que lui et sa voisine, et qu’ils ne se disent rien. Mais qu’ils se regardent.

    C’est un film à l’ancienne. Maximum années 80. Y’a qu’a voir les vêtements du héros.

  2. Ftw dit :

    Moi j’ai aimé ce film, j’avais peur de tomber sur une replique du transporteur mais pas du tt.
    Apres c’est sur que c’est pas un film de dingue mais j ai bien aimé le coté justement année 8o .
    La bande son aussi m’a plus.
    Connaissant les autres films du réalisateur je m attendait a des zones d’ombre , à peu de dialogue, etc…
    En fait j’apprecie ses films pr leur coté décalé.
    Et l ouverture sur nightcall de kavinski avec le lettrage rose ‘ porno ‘ juste excellent.

    Pour conclure pour moi c est un film qui se laisse regarder pr la realisation, le coté décalé.

  3. Voltxs dit :

    Merci pour vos critiques PierreBV et FTW, elles sont très intéressantes.

  4. Narissa dit :

    J’ai eu certaines mêmes impressions que toi concernant la lenteur du film, le peu de dialogues.. etc mais j’ai au final apprécier ce film du fait de l’atmosphère étrange qu’il dégage dans le sens ou ça sort énormément de l’ordinaire 🙂

    Si cela t’intéresse, voici ma critique en plus détaillée http://lavoixdugeek.fr/critique-film-drive/ 🙂

  5. muhyidin dit :

    Tout le contraire de toi, j’ai adoré. J’aime le coté onirique, détaché, en apesanteur, mélancolique. C’est un film qui communique mais sans la parole, ce n’est pas sans rappeler Valhalla Rising. Ce n’est pas un film facile et la BA est trompeuse. Refn n’est pas sans rappeler Michael Mann ou Scorsese ou meme par certains aspects le cinéma coréen.
    Un réalisateur à suivre de près. Je lui souhaite le meme succès que Nolan

  6. Tellane dit :

    Voltxs, tu as su ecrire parfaitement mon ressenti immediat sur ce film, je n aurais pas fait mieux. De la lenteur à l histoire d amour en passant par la b-o, que dire…
    Cependant, si ce film m a paru sur le moment chiant a mourrir (je le dis comme je l ai ressenti) , il m en est resté quand meme une sensation. Une sorte d ambiance, d’atmosphere bien particuliere, presque envie de le revoir pour me faire une deuxieme opinion, sait on jamais, comme tu le dis, on est peut etre passés a coté de quelque chose 😉

  7. Snake dit :

    Heureusement que les commentaires font honneur au film!
    Drive reprend les codes du polar à la Michael Mann des années 80, en particulier le Solitaire, avec James Caan, dont il constitue quasiment le remake inavoué.
    Drive est un film réellement mis en scène ; c’est bien le le montage, le découpage, qui véhiculent les émotions, et non le dialogue. C’est bien la mise en scène qui donne au film sont sens et son intérêt.
    Un film essentiel de cette année ; un plaisir de retrouver les codes du polar à l’ancienne, tout en redécouvrant le talent de metteur en scène de Refn. Les personnages sont intentionnellement caricaturaux : ils sont plus des symboles ou des archétypes que de réels personnages. C’est précisément pour cela que le film procure un tel plaisir ; il respecte les conventions du genre qu’il investit.
    Certainement le meilleur film du cinéaste danois, moins tape-à-l’oeil que Bronson ou Valhalla Rising.

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