
Si vous me suivez sur mes réseaux sociaux, vous connaissez mon amour pour Masasumi Kakizaki, l’auteur notamment de Hideout ou encore Bestiarius (qui est très souvent dans mon TOP 10 manga). C’est un auteur qui a un style incroyable, qui nous emmène dans des récits profonds, souvent sombres avec un coup de crayon proche du génie. Aujourd’hui, je vous parle de Yomotsuhegui – Le fruit des enfers, une série terminée en 3 tomes mais qui débarque chez nous, en France, via Pika édition en un seul volume de 640 pages. Oui, un beau bébé qui fait son poids clairement.
Yomotsuhegui : une plongée dans l’horreur (humaine)
La couverture d’ailleurs est magnifique, une couverture rigide avec effets relief. J’adore ! En bonus on a aussi le droit à quelques pages en couleurs (notamment des artworks, c’est de toute beauté). Je râle (toujours) sur la même chose, mais je trouve que ce genre de livre (beaucoup de pages + grand format) ce n’est pas forcement ce qu’il y a de plus plaisant à prendre en main. J’aurais peut être préféré 3 tomes taille A5 style perfect édition ou la très belle édition de YAN chez Glenat.
Passons à mon avis sur ce manga d’horreur. Comme d’habitude, je vais éviter de trop vous spoiler, le but est quand même de vous donner envie (ou non) de lire cette histoire par vous-mêmes. Nous allons découvrir Nawa, le personnage principal, consumé par la rage après le meurtre de sa fille et de son épouse. Ancien policier, il finit par tuer les criminels derrière ce meurtre pour se venger et se sentir soulagé. Mais il apprend que l’un des deux n’est pas mort et il ne souhaite qu’une chose : sortir de prison pour se venger.
Nawa, la rage pour moteur
Mais sa cible n’est pas morte pour rien, elle est immortelle. En ayant mangé le fruit des enfers, elle semble invincible. Heureusement pour Nawa, une mystérieuse déesse de la mort fait son apparition et lui propose une option qui ne peut refuser finalement : devenir lui-même un monstre pour tuer les immortels.
Dans un premier sens on peut se dire : est-ce bien grave d’avoir des gens immortels ? Le problème c’est que parmi ces immortels il a bien entendu des gens qui vont profiter de la situation pour réaliser de mauvaises choses. Plus les chapitres passent et plus nous allons en découvrir plus à la fois sur Ren, cette fameuse déesse de la mort, sur le monstre à l’intérieur de Nawa mais aussi sur de nombreux personnages secondaires qui vont graviter autour de toute cette histoire de près ou de loin. Cette aventure est un doux mélange entre le thriller, le gore et la dark Fantasy.
Entre gore, thriller et dark fantasy
Visuellement, c’est incroyable comme d’habitude avec l’auteur. C’est gore, c’est noir, c’est profond. Il y a ce mélange réaliste et improbable, ce mélange entre l’humanité et les monstres. L’auteur aborde aussi de nombreux sujets : la perte d’un proche, le deuil, l’impuissance face à celui-ci, l’injustice…
Encore une fois, l’auteur, Masasumi Kakizaki arrive à nous saisir, à nous émouvoir, à nous faire peur. La lecture est plaisante, presque longue avec ces 640 pages, mais je l’ai dévoré, presque d’une traite. Cela me donne qu’une envie : (re)découvrir certaines des oeuvres de l’auteur. La bonne nouvelle ? L’auteur travaille sur une nouvelle licence : Kyokuhoku no Geroi (son titre japonais). J’espère une annonce très prochainement !
Quelques planches :
Yomotsuhegui – Le fruit des enfers – Auteur : Masasumi Kakizaki – Éditeur : Pika
Chaque tome est disponible au prix de 25€ frais de port inclus. Ma note pour ce tome : 18/ 20