Encore une nouvelle licence chez Ki-oon avec l’arrivée du manga Ichi the Witch ! Après de très belles nouveautés comme Ubel Blat II ou encore The Bugle Call, voilà une nouvelle licence qui débarque en faisant pas mal de bruit. C’est typiquement le genre de licence qui va s’exporter prochainement en animé et qui sera certainement un succès. Lancée au Japon sous le titre Madan no Ichi, l’œuvre réunit deux noms qui n’ont rien d’anodin : Osamu Nishi au scénario (déjà connu pour Iruma à l’école des démons) et Shiro Usazaki au dessin. Autant dire que la curiosité était au rendez-vous. Après lecture des deux premiers tomes, une chose est claire : on tient peut-être l’un des shônen fantasy les plus excitants du moment.
Ichi the Witch : Un monde où la magie a du caractère
Dans Ichi the Witch, la magie n’est pas une simple énergie abstraite. Elle prend la forme de créatures conscientes appelées “majiks”. Chacune possède sa personnalité, ses exigences et son propre test à faire passer à celles qui souhaitent obtenir ses pouvoirs. Car oui, ici, seules les femmes peuvent devenir sorcières, grâce au mana qu’elles portent en elles. Ce parti pris change agréablement des codes habituels. Les sorcières ne sont ni marginalisées ni diabolisées : elles occupent un rôle central dans la société, protégeant et soutenant les populations. L’univers est posé avec pédagogie, sans lourdeur, et on comprend très vite les règles qui le régissent. C’est clair, efficace, immersif. Bref, ça fonctionne.
Ichi, le grain de sable dans la machine
Et puis arrive Ichi. Un garçon. Dans un monde où seuls les femmes peuvent contracter avec les majiks. Abandonné enfant en pleine nature, il a survécu grâce à son instinct, son intelligence et une détermination forgée dans l’adversité. Chasseur habile, fin stratège, il compense l’absence de mana par une capacité d’analyse redoutable. Lorsqu’il affronte — et vainc — un majik majeur, l’impensable se produit : il devient le premier garçon à conclure un pacte. À partir de là, tout s’emballe. Ichi n’est pas un héros classique. Il n’a rien d’un élu prédestiné. Il agit par instinct, parfois sans réfléchir, mais toujours avec une forme de respect pour la vie. Ce mélange de naïveté, de pragmatisme et de courage brut le rend immédiatement attachant. On sent déjà que sa simple existence va bousculer l’ordre établi.
Des personnages hauts en couleur
L’un des gros points forts du manga vient clairement de son casting. Osamu Nishi a le talent pour créer des personnages charismatiques et dynamiques. Les interactions sont rythmées, souvent drôles, parfois tendues, mais jamais fades. Graphiquement, Shiro Usazaki livre un travail remarquable. Son trait est vif, expressif, capable de passer d’un humour décalé à des scènes d’action intenses en un clin d’œil. Les designs sont soignés, les expressions faciales marquées, et les décors participent vraiment à l’immersion. On sent une vraie maîtrise du découpage et du rythme visuel. L’univers est aussi, évidemment, un gros point fort !
Verdict : faut-il lire Ichi the Witch ?
Clairement, oui. Ces premiers tomes posent des bases solides : un univers original, des règles bien définies, un héros atypique et un duo d’autrices en pleine forme. Ichi the Witch réussit à mélanger fantasy, humour et tension dramatique avec une aisance bluffante. Si la suite maintient ce niveau, on pourrait bien tenir une série appelée à durer. Et franchement, voir un shônen fantasy oser redistribuer les cartes dès le départ, ça fait plaisir. Ichi the Witch démarre fort. Très fort. Et ça donne envie d’enchaîner les tomes sans attendre.
Quelques planches (tome 1) :
MADAN NO ICHI © 2024 by Osamu Nishi, Shiro Usazaki / SHUEISHA Inc.
Ichi the Witch – Auteurs : Osamu Nishi (scénario) & Shiro Usazaki (dessins)– Éditeur : Ki-oon
Chaque tome est disponible au prix de 7,20 € frais de port inclus. Ma note pour ce tome : 17/ 20

