Il est enfin là. Je l’attendais depuis Resident Evil Village et j’étais déjà conquis par cet opus. La 8e merveille du monde que je disais. Mais il faut le dire c’est un séisme dans le monde du jeu vidéo. Resident Evil Requiem n’est pas seulement une suite, c’est une véritable déclaration d’amour aux fans de la première heure tout en propulsant la licence vers des sommets de modernité. Après quelques heures manette en main sur PS5, le verdict est sans appel : on tient là un immense coup de cœur, peut-être même le meilleur épisode depuis RE4. Allez moi je le dis… C’est largement meilleur ! Et franchement merci Capcom pour m’avoir permis de tester ce jeu !!
Un duo de choc
Le génie de Resident Evil Requiem réside dans son duo de protagonistes. On retrouve un Leon S. Kennedy plus mature et efficace que jamais. Mais la véritable révélation, c’est Grace Ashcroft. Fille d’Alyssa Ashcroft (que les fans de RE Outbreak reconnaîtront), elle apporte une dimension psychologique et une fragilité qui manquaient aux derniers épisodes. Le jeu gère magnifiquement l’alternance entre les deux. On ne se contente pas de suivre deux histoires parallèles, leurs actions s’entremêlent. Ce que Grace débloque dans une aile du complexe facilitera la progression de Leon plus tard. C’est une danse macabre parfaitement chorégraphiée qui donne au récit une profondeur organique incroyable.
Gameplay
Le gameplay de Resident Evil Requiem est une lettre de noblesse au genre. Capcom a réussi l’impossible en fusionnant la tension des premiers volets avec le dynamisme des remakes récents. Les combats sont d’une précision chirurgicale. On sent chaque impact, chaque esquive est vitale. Le système de parade au couteau de Leon a été peaufiné, tandis que Grace mise sur des gadgets et une approche plus tactique pour compenser sa moindre puissance de feu. L’inventaire reste ce puzzle addictif que l’on adore manipuler pour faire tenir une dernière herbe verte.
TPS ou FPS ?
L’une des plus grandes claques vient de la liberté offerte par la caméra. Resident Evil Requiem permet de basculer entre la vue à la troisième personne (TPS), idéale pour l’action et la spatialisation, et la vue subjective (FPS) pour une immersion horrifique totale. Le passage de l’une à l’autre est fluide et change radicalement l’approche des situations. Explorer les couloirs sombres de la ville en FPS est une expérience traumatisante (dans le bon sens du terme !), alors que les affrontements de boss profitent énormément de la vue épaule. Pour avoir testé les deux je ne peux que cous conseiller le TPS pour Léon et le FPS pour Grace. Un must !
Graphismes
Visuellement, Resident Evil Requiem est une claque visuelle et on en reste bouche bée. C’est tout simplement bluffant. Les jeux de lumière dans les environnements urbains dévastés sont d’un réalisme saisissant. Les visages des personnages atteignent un niveau de détail inédit, capturant la moindre goutte de sueur ou expression de terreur. Mais ce sont surtout les environnements qui impressionnent : chaque pièce raconte une histoire, chaque reflet sur le sol mouillé contribue à cette atmosphère poisseuse et étouffante qui ne nous lâche jamais.
L’immersion DualSense
Sur PS5, l’utilisation de la DualSense change tout pour Resident Evil Requiem. Les gâchettes adaptatives offrent une résistance différente selon l’arme utilisée : la détente d’un vieux revolver est lourde, tandis que le fusil à pompe de Leon demande une pression franche qui se termine par un retour de force jouissif. Les vibrations haptiques sont utilisées avec une subtilité folle : on ressent les battements de cœur du personnage quand sa santé est faible, ou le craquement du bois sous nos pas. C’est une immersion sensorielle qui justifie à elle seule de jouer sur la console de Sony. On pensait que seul Sony allait savoir gérer sa manette. Capcom prouve qu’il peut encore faire mieux !
Scénario
Sans rien spoiler, l’écriture de ce Resident Evil Requiem est d’une justesse rare pour la série. Le jeu s’ancre dans une petite ville du Midwest qui cache des secrets bien plus sombres que les expériences d’Umbrella. Le lien qui se tisse entre Leon et Grace est touchant, loin des clichés habituels. Les enjeux sont personnels, les rebondissements sont légitimes et, surtout, le jeu sait prendre son temps pour installer ses mystères avant de nous projeter dans un final dantesque. Personnellement ce duo m’a fait oublier RE4 avec Ada Wong !
Rythme et Difficulté
Le rythme est exemplaire dans Resident Evil Requiem. On passe de phases d’exploration lentes et oppressantes à des séquences d’action effrénées sans jamais ressentir de lassitude. Le jeu sait quand vous laisser respirer et quand vous mettre la pression. Quant à la difficulté, elle est admirablement dosée. En mode normal, le challenge est bien présent : les ressources sont limitées, nous obligeant à réfléchir avant de vider un chargeur. Le sentiment de triomphe après avoir survécu à une horde avec une seule balle en poche est l’essence même de Resident Evil, et Requiem le capture à merveille. Chaque mort vous fera comprendre votre erreur tactique dans les combats.
Points forts :
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Le duo Leon/Grace, complémentaire et attachant.
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La claque graphique monumentale.
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Le choix entre vue TPS et FPS qui change tout.
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L’utilisation géniale de la DualSense.
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Un rythme parfait entre énigmes et action.
Points faibles :
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On ne veut plus que ça s’arrête !
Conclusion
Resident Evil Requiem est plus qu’un grand jeu, c’est l’aboutissement de 30 ans d’histoire. En combinant les forces de ses prédécesseurs tout en innovant sur la narration et la technique, Capcom livre ici une expérience inoubliable. Que vous soyez là pour le frisson, pour l’action ou pour l’histoire, vous sortirez de cette aventure avec une seule envie : la recommencer. Un indispensable absolu, un 10/10 de cœur ! Note : 19/20







