
Un retour assumé à la Grèce antique
Ici, on oublie la mythologie nordique. On replonge dans les racines grecques de la saga, bien avant les événements de God of War ou de God of War Ragnarök. L’histoire se déroule durant l’Agogé, l’entraînement brutal imposé aux jeunes Spartiates. On y incarne un Kratos encore jeune, aux côtés de son frère Deimos. Et clairement, c’est l’un des gros points forts du jeu : approfondir cette relation fraternelle, souvent évoquée mais rarement explorée avec autant d’insistance. Le duo fonctionne bien, et le récit, narré par TC Carson (la voix historique de Kratos), apporte une vraie touche nostalgique. Pour les fans de la première heure, c’est un petit frisson garanti.
Le retour de Kratos… mais en 2D !
Premier choc visuel : le pixel art. Et pas le petit pixel art fainéant. Non. Ici, chaque décor semble travaillé à la main avec amour. Les environnements de Laconie, les forêts, les temples, les ruines antiques… tout respire le soin. On sent une vraie volonté de proposer un hommage aux jeux d’action 2D des années 90, tout en y injectant la brutalité propre à God of War. Les animations sont fluides, les ennemis bien détaillés, et certains boss imposent immédiatement le respect.

Le jeu impose énormément d’allers-retours. On débloque une compétence, on doit revenir dans une zone précédente, ouvrir un passage, récupérer un artefact, repartir ailleurs… Sur le principe, c’est classique. Mais dans les faits, le rythme en prend un coup. Je ne suis pas un grand fan de ce genre de structure, et ici, ça m’a parfois sorti de l’aventure. On casse l’intensité. On ralentit l’élan narratif. Et dans un univers aussi puissant que celui de God of War, c’est un peu frustrant.
God of War : Sons of Sparta propose malheureusement un gameplay bien trop répétitif
Côté baston, on retrouve les fondamentaux : combos, esquives, exécutions brutales, Dons de l’Olympe à activer pour faire le ménage à l’écran. On peut personnaliser ses armes, débloquer des compétences, améliorer ses capacités.

Une bande-son entre nostalgie et puissance
Autre belle surprise : la musique signée Bear McCreary. Le compositeur réussit un mélange assez malin entre sonorités rétro et envolées orchestrales épiques. On retrouve cette identité sonore si particulière à la licence, tout en s’adaptant au format 2D. Certaines séquences gagnent clairement en intensité grâce à la musique. Et ça, pour un fan, ça compte énormément.
Un épisode pour les fans avant tout

Mon avis sur God of War : Sons of Sparta
En tant que fan de la licence, j’ai pris plaisir à découvrir cette nouvelle page de l’histoire de Kratos. Le lore autour de Deimos est clairement le point fort du jeu. L’ambiance est là. L’amour de la saga aussi. Mais manette en main, ce n’est pas l’épisode qui m’a le plus marqué. Trop d’allers-retours, un rythme parfois haché et une certaine répétitivité freinent l’enthousiasme. God of War : Sons of Sparta est un spin-off solide, respectueux de son héritage, visuellement réussi, mais qui parlera surtout aux fans curieux d’en savoir plus sur le passé du Fantôme de Sparte. Et parfois, ça suffit. Disponible au prix de 29,99€ sur le Playstation Store.