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Test God of War : Sons of Sparta – Le retour, mais en 2D !

Difficile de rester insensible à une annonce comme celle-ci. Pour célébrer les 20 ans de la licence, God of War : Sons of Sparta débarque sans prévenir sur PlayStation 5. Un épisode inédit, en 2D, en pixel art dessiné à la main, développé par Mega Cat Studios en collaboration avec Santa Monica Studio. Sur le papier, c’est à la fois surprenant et franchement excitant. Mais manette en main, est-ce que la magie opère vraiment ?

Un retour assumé à la Grèce antique

Ici, on oublie la mythologie nordique. On replonge dans les racines grecques de la saga, bien avant les événements de God of War ou de God of War Ragnarök. L’histoire se déroule durant l’Agogé, l’entraînement brutal imposé aux jeunes Spartiates. On y incarne un Kratos encore jeune, aux côtés de son frère Deimos. Et clairement, c’est l’un des gros points forts du jeu : approfondir cette relation fraternelle, souvent évoquée mais rarement explorée avec autant d’insistance. Le duo fonctionne bien, et le récit, narré par TC Carson (la voix historique de Kratos), apporte une vraie touche nostalgique. Pour les fans de la première heure, c’est un petit frisson garanti.

Le retour de Kratos… mais en 2D !

Premier choc visuel : le pixel art. Et pas le petit pixel art fainéant. Non. Ici, chaque décor semble travaillé à la main avec amour. Les environnements de Laconie, les forêts, les temples, les ruines antiques… tout respire le soin. On sent une vraie volonté de proposer un hommage aux jeux d’action 2D des années 90, tout en y injectant la brutalité propre à God of War. Les animations sont fluides, les ennemis bien détaillés, et certains boss imposent immédiatement le respect.

Alors oui, on le sait avant d’acheter le jeu : on n’est plus dans un beat’em all 3D cinématographique à la sauce moderne. Sons of Sparta est un action-aventure 2D avec exploration, capacités à débloquer, et progression façon metroidvania. Et c’est là que, personnellement, ça coince un peu.

Le jeu impose énormément d’allers-retours. On débloque une compétence, on doit revenir dans une zone précédente, ouvrir un passage, récupérer un artefact, repartir ailleurs… Sur le principe, c’est classique. Mais dans les faits, le rythme en prend un coup. Je ne suis pas un grand fan de ce genre de structure, et ici, ça m’a parfois sorti de l’aventure. On casse l’intensité. On ralentit l’élan narratif. Et dans un univers aussi puissant que celui de God of War, c’est un peu frustrant.

God of War : Sons of Sparta propose malheureusement un gameplay bien trop répétitif

Côté baston, on retrouve les fondamentaux : combos, esquives, exécutions brutales, Dons de l’Olympe à activer pour faire le ménage à l’écran. On peut personnaliser ses armes, débloquer des compétences, améliorer ses capacités.

Les premières heures sont franchement grisantes. On enchaîne les combats avec plaisir, les effets sont percutants, et les finish moves font toujours leur petit effet. Mais… la répétition s’installe. Les types d’ennemis reviennent souvent. Les patterns deviennent prévisibles. Et malgré quelques boss bien pensés, l’ensemble manque d’un petit supplément d’âme côté renouvellement. On n’est pas sur la variété d’un épisode principal. On est sur une formule plus compacte, plus arcade. Ça fonctionne, mais ça finit par tourner un peu en boucle.

Une bande-son entre nostalgie et puissance

Autre belle surprise : la musique signée Bear McCreary. Le compositeur réussit un mélange assez malin entre sonorités rétro et envolées orchestrales épiques. On retrouve cette identité sonore si particulière à la licence, tout en s’adaptant au format 2D. Certaines séquences gagnent clairement en intensité grâce à la musique. Et ça, pour un fan, ça compte énormément.

Un épisode pour les fans avant tout

Soyons honnêtes : God of War: Sons of Sparta ne plaira pas à tout le monde. Si vous adorez la licence (comme moi), vous serez heureux de replonger dans cette période de la vie de Kratos, de découvrir davantage la relation avec Deimos, d’explorer cette facette plus intime de son passé. Rien que pour ça, le jeu mérite le détour. En revanche, si vous venez chercher l’intensité narrative, la mise en scène spectaculaire et la richesse de gameplay des épisodes modernes, vous risquez d’être un peu dérouté. Le choix de la 2D est audacieux. L’hommage rétro est réussi. Mais le gameplay, très axé sur l’exploration et les allers-retours, ne conviendra pas à tout le monde. Et la répétitivité des affrontements peut lasser sur la durée.

Mon avis sur God of War : Sons of Sparta

En tant que fan de la licence, j’ai pris plaisir à découvrir cette nouvelle page de l’histoire de Kratos. Le lore autour de Deimos est clairement le point fort du jeu. L’ambiance est là. L’amour de la saga aussi. Mais manette en main, ce n’est pas l’épisode qui m’a le plus marqué. Trop d’allers-retours, un rythme parfois haché et une certaine répétitivité freinent l’enthousiasme. God of War : Sons of Sparta est un spin-off solide, respectueux de son héritage, visuellement réussi, mais qui parlera surtout aux fans curieux d’en savoir plus sur le passé du Fantôme de Sparte. Et parfois, ça suffit. Disponible au prix de 29,99€ sur le Playstation Store.

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