Les jeux vidéo et l’émergence des machines à sous virtuelles

Le secteur du jeu vidéo est beaucoup plus large qu’on a tendance à le penser au premier abord. Il va bien au-delà des jeux PC et des consoles grand public que chacun connaît : il est, en fait, de plus en plus présent dans tous les aspects de notre quotidien. On pourrait bien sûr penser ici, par exemple, aux jeux mobiles, petits cousins longtemps mal aimés, que les gamers purs et durs ont volontiers pris de haut et qui ont maintenant fait leur place dans l’industrie, étant sollicités aussi bien par les joueurs en tous genres que par les entreprises les plus réputées.

Mais voyons plus loin et plus grand. Les mécaniques du jeu vidéo (interactivité, animations, game design, etc.) sont partout : dans nos applis bien sûr, mais aussi dans les outils du quotidien, dans nos loisirs physiques et même au travail avec la mode, parfois efficace et parfois surfaite, des serious games.

Ainsi les casinos physiques eux-mêmes n’ont-ils pas attendu l’émergence de leurs cadets en ligne pour intégrer le jeu vidéo à leur fonctionnement. Les machines à sous virtuelles, naturellement, peuvent se permettre d’aller encore plus loin.

Jeux vidéo et casino : quelles convergences de fond ?

Les deux, en fait, répondent à des codes de fonctionnement très similaires, à tel point qu’on peut entrecroiser leurs vocabulaires techniques. Intéressons-nous particulièrement au cas des casinos virtuels et à cet ”effet COVID” ayant entraîné le boum sur le web français des machines à sous.

Car ce modèle présente naturellement toutes les caractéristiques pour bénéficier à plein de la technologie et des méthodes issues du jeu vidéo. L’essentiel, le voici : dans les deux domaines, les joueurs viennent chercher une expérience immersive et une tension stimulante née de l’espoir de réaliser un meilleur score (mot qui nous vient d’ailleurs des bornes d’arcades, car le jeu vidéo a, lui aussi, commencé par se développer dans des lieux collectifs spécialisés). Mais si ce fond est évident, c’est au niveau de la forme que le parallèle est le plus flagrant, pour peu qu’on creuse un peu le sujet.

Un public averti en vaut deux

On mesure sans doute encore mal tout ce qui réunit ces deux secteurs, qui partagent souvent le même public. Il y a longtemps que le jeu vidéo n’est plus (seulement) un loisir destiné aux plus jeunes : l’âge moyen du gamer français est estimé entre 35 et 40 ans. Les premiers émules de Super Mario, enfants des années 80 et 90, ont donc pris de la bouteille, sans même parler de leurs parents, qui représentent, eux aussi, une part croissante du public.

Ce sont donc des tranches d’âges similaires qui s’adonnent aux deux loisirs, mais cela implique quelque chose de plus important : ils maîtrisent les codes des deux. Car il est loin, le temps où les parents étaient démunis devant le fonctionnement des loisirs électroniques. Désormais, chacun sait instinctivement utiliser un écran tactile ou faire des transferts d’argent en ligne ; chacun sait utiliser un logiciel ou une appli et est donc familier du jeu virtuel. Autrement dit : les gamers n’ont aucun mal à s’approprier le fonctionnement des machines à sous virtuelles et les joueurs de casino n’ont aucun mal à comprendre les codes qui régissent le jeu vidéo.

Vers un avenir similaire ?

Nous pourrions nous étendre sur l’omniprésence des mécaniques de casino dans les jeux vidéo (à travers les mini-jeux, les mécaniques de hasard, etc.), ainsi que sur l’inverse (animations, bruitages, musiques dans les machines à sous virtuelles).

Concluons plutôt sur un constat d’avenir. Il semble que jeu vidéo et casinos équipés d’innovations en ligne comme partout soient destinés à continuer d’avancer de concert. L’émergence des nouvelles technologies (réalités virtuelle et augmentée, notamment) ne fera que renforcer, dans le futur, les interconnexions et les échanges entre ces deux mondes. Vers quelles évolutions, voire quelles associations, cela mènera-t-il ?

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