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Mon avis sur EA SPORTS FC 27 : simple mise à jour ou vraie évolution ?

Chaque année, c’est le même rituel : la rentrée approche, et avec elle, le nouvel épisode d’EA Sports FC. Fan de foot depuis toujours, je continue de taper le ballon en vrai avec les copains chaque semaine, mais je n’ai jamais lâché la version console non plus, avec en ligne de mire le mode Ultimate Team, ses défis et ses parties en ligne. Cette année encore, je me suis plongé dans EA Sports FC 27, sorti le 25 septembre 2026 (avec un accès anticipé dès le 18 septembre pour les éditions Ultimate). Verdict après plusieurs heures de jeu.

Ce qui change cette année, en un coup d’œil

Sur le papier, FC 27 promet une expérience toujours plus complète : plus de 21 000 joueurs et joueuses, issus de plus de 800 clubs et sélections nationales, répartis dans plus de 130 stades et 35 championnats sous licence. La vraie nouveauté de cette édition, c’est l’arrivée de The Grounds, un espace social inédit qui vient s’ajouter aux modes historiques de la licence (Carrière, Saisons, Matchs amicaux et Ultimate Team). Côté gameplay, le jeu a été retravaillé en profondeur, notamment sur la défense, les duels aériens et les dribbles. Niveau graphisme en revanche, on reste sur une évolution beaucoup plus discrète.

The Grounds : la vraie bonne surprise de EA SPORTS FC 27

C’est clairement la nouveauté qui marque le plus cette édition. The Grounds est un nouvel espace social qui relie le foot de rue au stade, pensé autour du jeu entre amis, de l’expression personnelle et de la vie de communauté. On y retrouve trois quartiers avec chacun leur identité : Montclair, qui capture l’énergie du foot urbain à la française, Zeiza, qui célèbre l’esprit du Potrero argentin, et Parkside, qui reprend les codes populaires et ouvriers du football britannique. On peut y enchaîner des Kickabouts façon foot de rue, des matchs à effectif réduit en 2 contre 2, ou encore des tournois en 11 contre 11 réservés aux Clubs, tout en croisant au passage des mentors reconnus du foot professionnel comme Kylian Mbappé, Chloé Kelly ou Paulo Dybala.

Le mode Clubs a d’ailleurs été entièrement repensé et vit maintenant à l’intérieur de The Grounds, avec ce qu’EA présente comme la plus grosse mise à jour du mode depuis sa création : retour des Ligues et des Playoffs, extension des Live Events avec des tournois entre Clubs en 11 contre 11, et un système de progression du joueur bien plus poussé grâce aux nouvelles Amps et Masteries pour construire des profils de joueurs uniques. Pour moi qui aime varier les plaisirs sans toujours passer par FUT, c’est une vraie valeur ajoutée à l’expérience globale du jeu, et clairement le genre de nouveauté qui donne envie de rallumer la console entre deux sessions de Ultimate Team. À noter tout de même que The Grounds, comme le mode Clubs qu’il englobe, n’est disponible que sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2.

Gameplay : plus fluide, mais une vraie phase d’adaptation

Comme chaque année, il faut un temps d’adaptation avant de vraiment sentir le jeu. Cette édition mise beaucoup sur ce qu’EA appelle l’Authentic Gameplay 2.0, pensé à partir des retours de la communauté : une meilleure conscience spatiale et des courses courbes plus intelligentes pour plus de fluidité en attaque, un dribble déséquilibré qui conserve mieux l’élan au contact adverse pour des actions plus techniques, et des coups de pied arrêtés repensés pour donner un contrôle en temps réel sur le placement et les intentions offensives. Le nouveau système de duel aérien à deux joueurs a également été revu pour rendre les têtes plus justes et plus disputées, plus proches de ce qui se passe vraiment sur un terrain.

Concrètement, sur le terrain, ça se ressent surtout en défense : il faut clairement réapprendre certains réflexes, et ce n’est jamais évident au début. Résultat, les premières parties ressemblent souvent à un festival offensif dans les deux sens : on peut mettre 5 buts et s’en prendre 6 dans la foulée, le temps de retrouver ses marques. Une fois la main reprise, en revanche, le jeu propose de belles sensations : j’apprécie particulièrement certains effets visuels et certains gestes techniques, notamment les feintes de corps, qui donnent l’impression de reconnaître certains joueurs rien qu’à leur gestuelle. C’est un détail, mais c’est justement ce genre de détail qui fait toute la différence sur la durée, avec une vraie variété de match en match grâce aux personnalités distinctes des joueurs et à des tactiques adverses plus évolutives.

Graphisme : peu d’évolution, un moteur qui commence à dater

Là où le bât blesse un peu, c’est le graphisme. Difficile de voir une vraie rupture visuelle par rapport aux derniers épisodes : les animations progressent doucement, certains effets de lumière et de matières sont sympas, mais dans l’ensemble, on reste sur la même base depuis plusieurs années. Ce serait sans doute le bon moment pour EA de repenser le moteur graphique du jeu en profondeur, histoire d’apporter un vrai vent de fraîcheur à la licence plutôt que des ajustements cosmétiques d’une année sur l’autre.

FUT Gallery et Transfer Market : du neuf pour les collectionneurs et les gestionnaires

Deux nouveautés intéressantes viennent enrichir l’expérience Ultimate Team et le mode Carrière. Côté FUT, place à la FUT Gallery, une toute nouvelle façon de progresser en dehors du match : on peut désormais constituer et noter des séries de joueurs passés et présents, toutes équipes, championnats et campagnes FUT confondues, pour augmenter son niveau de Galerie, gagner des récompenses et construire l’identité de son Club au fil de la nouvelle saison. On y trouve aussi des variantes holographiques inédites de certains joueurs spéciaux, ainsi que le nouveau Hall of FUT, un espace dédié aux favoris historiques des fans.

Côté Carrière, le marché des transferts a été entièrement refondu en partenariat avec TransferRoom, avec des valeurs de joueurs plus dynamiques, des clubs rivaux plus malins, des négociations plus poussées et des processus simplifiés. Les notes globales et le potentiel des joueurs évoluent désormais dynamiquement en fonction de la forme, de la fitness, du moral et des performances, ce qui rend chaque partie plus imprévisible d’une sauvegarde à l’autre. S’ajoutent à cela les Manager Live Creator Challenges, qui permettent de créer, partager et découvrir des scénarios personnalisés en mode Manager, et de nouvelles Rivalités en Carrière Joueur pour se battre pour une place de titulaire et des distinctions individuelles, ce qui donne plus de relief et plus d’enjeu à chaque saison.

Les modes de jeu : la vraie force de la licence

Au fond, ce que j’apprécie le plus dans EA Sports FC, saison après saison, ce n’est pas un mode en particulier, mais la variété de l’ensemble. Le mode Carrière, dans lequel je me replonge chaque année à un moment ou à un autre, permet de prendre son temps et de construire quelque chose sur la durée. Le mode Saisons est parfait pour jouer en ligne contre d’autres joueurs sans trop se prendre la tête, histoire de se défouler après une journée de boulot. Les matchs amicaux restent le mode idéal pour organiser un petit tournoi entre potes à la maison, manette en main, comme au bon vieux temps. Et puis il y a Ultimate Team, le mode le plus complet de tous, celui qui peut autant faire rager que faire perdre un temps fou, mais qui n’est jamais totalement déplaisant au fond, entre la construction de son équipe et les défis à enchaîner.

Mon avis sur EA Sports FC 27

Alors, simple mise à jour ou vraie nouveauté ? Un peu des deux, en réalité. Sur le fond, on continue surtout d’acheter la nouvelle version pour rester à jour et pouvoir affronter ses amis dans les meilleures conditions, ce qui reste la principale raison de changer d’épisode chaque année. Mais sur la forme, cette édition apporte de belles nouveautés, à commencer par The Grounds qui change vraiment la manière d’aborder le jeu entre deux sessions plus classiques. Côté gameplay, il faut prendre le temps de s’habituer, notamment en défense, mais les sensations en attaque et les petits détails visuels sont vraiment appréciables une fois la main reprise. Seul vrai bémol : le graphisme, qui commence sérieusement à montrer ses limites et qui mériterait un vrai coup de neuf.

EA Sports FC 27 confirme ce que l’on attend de la licence depuis quelques années : une base solide, des modes de jeu variés et une nouveauté de poids avec The Grounds, mais un graphisme qui peine à se renouveler. Pour les habitués de la série, notamment les amateurs de FUT et de Carrière, cette édition mérite clairement le détour, à condition d’accepter de reprendre ses marques en défense le temps de quelques matchs. Disponible dès 60 euros frais de port inclus.

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