Avis comics : A walk through hell tome 1 & 2. Plongée en enfer.

Fleuve noir… Ce nom ne vous dira peut-être rien mais si je vous dis OSS 117, San Antonio tout de suite ça parle un peu plus. C’est tout simplement l’éditeur de ces personnages bien connu. Black River, qui publie A walk through hell avec les tomes 1 & 2, n’est rien d’autre qu’un clin d’oeil. Il faut être un peu bilingue mais ça passe. Créé récemment, ils publient des comics sur des thèmes comme la science-fiction, les thrillers, l’horreur et la fantasy. Et j’en passe. Je suis ravi de pouvoir dévorer ces comics et j’espère que ce partenariat continuera. Pourquoi ? A lire des comics comme A walk through hell, je peux vous dire que ça envoi du steak.

Synopsis

Les agents spéciaux Shaw et McGregor sont désormais en charge des affaires courantes, et c’est exactement ce que Shaw aime. Elle a presque 40 ans, à la limite de l’épuisement et les souvenirs effroyables de sa dernière enquête la hantent comme des ombres. McGregor, quant à lui, est plus jeune et plus dévoué : il s’accroche à une certaine forme d’idéalisme, quoi que le monde puisse lui faire subir. Lorsque deux de leurs collègues disparaissent dans un entrepôt de Long Beach, Shaw et McGregor sont envoyés pour enquêter. Mais ils sont loin d’imaginer ce qui les attend et les deux agents vont se confronter à une terreur dépassant leurs plus terribles cauchemars, dans un lieu où la nuit pourrait ne jamais se terminer.

C’est comment dans ce tome 1 ?

L’exercice n’est jamais facile pour parler d’un livre sans trop en dire. Toutefois, le ressentit lui peut se communiquer. A walk through hell – L’entrepôt va poser les bases d’une histoire stressante mais surtout prenante. Cependant, je dois avouer que j’ai eu du mal sur la première moitié de ce tome à comprendre ou nous amène les auteurs. Tout se met en place, tout devient compréhensible et on en prend les yeux. Le cœur se serre et même si le cerveau comprend l’histoire on arrive à être totalement perdu. Les personnages nous embarquent dans leurs peurs et détresses. La simplicité, je devrais dire la sobriété, des dessins contraste avec ce qui nous est raconté et de ce fait nous imprègne encore plus dans l’aventure.

Pour un premier tome qui semble long à se mettre en place, on se retrouve à tourner la dernière page sans comprendre ce qu’il vient de se passer. Garth Ennis (The Boy…) nous amène exactement ou il veut et sans se rendre compte du voyage psychologique qu’on vient de faire. A walk through hell et ce genre de comics qu’on adore détester. C’est dérangeant et nous fait poser des questions. On est quand-même pas loin de finir fou nous aussi. De quoi avoir envie de lire le second et dernier tome ? Mais totalement.

Et ce tome 2 aussi bien ?

Je n’en suis toujours pas remis. C’est ainsi que j’aurais pu vous résumer ce second tome de A walk through hellJe suis de nature optimiste. Rien ne peut affecter mon sourire permanent. Toutefois, je dois dire que ce deuxième volume m’a littéralement étouffé. A travers plus de 150 pages j’ai eu le sentiment de ne pas avoir respiré. A chaque chapitre je me demandais comment on pouvait être autant pessimiste sur l’être humain. Le mal est si présent que c’est gênant. Très gênant. Toutefois, c’est écrit et dessiné magistralement. Le mariage est toujours parfait. Psychologiquement c’est beaucoup plus fort que le premier tome. J’arrive à me demander comment inventer un scénario comme celui-ci.

Adolescent j’étais un fervent lecteur de Stephen King. J’avais commencé par Bazaar et c’était déjà très dérangé comme oeuvre. Pour le coup je trouve quand moins de pages Garth Ennis frappe plus fort. A walk through hell est définitivement pas un comics à mettre entre toutes les mains. Le message qu’il fait passer est brut et ne prend pas de gants. Comme un match de boxe ou vous prenez un uppercut et vous met K.O. L’auteur nous délivre son message sans filtre et sans enrobage. Et vous savez quoi ? J’ai adoré.

Ma note globale pour les deux tomes : 19/20

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